Cédric Holtzer

Fondateur de Case For You

Le niveau de professionnalisation sur le métier de franchiseur nous a permis de garantir à nos franchisés un haut niveau de qualité et sécuriser notre développement.

Création du réseau : 2010

Lancement en franchise : 2013

Activité : Accessoires ou équipements de Smartphones et tablettes structurée autour de cinq univers : protection, audio, énergie, multimédia et personnalisation. Avec un positionnement basé sur un rapport prix / mode / qualité.

Niveau de développement, au moment de l’intervention du cabinet : Avant le démarrage du réseau

Apport de Franchise Management : Organisation du projet de franchise et lancement du développement

Enjeux : Savoir appréhender un marché en constante évolution et s’adapter par l’innovation aux changements de mode de consommation

 

Entrepreneur depuis l’âge de 22 ans, Cédric Holtzer a lancé plusieurs entreprises, dont l’offre s’adaptait aux attentes des particuliers et à l’évolution du marché, sur l’un des secteurs les plus dynamiques et innovants : les télécoms. Aujourd’hui, il démarre le développement en franchise de sa dernière idée, déjà affinée sur trois points de vente à Bordeaux et Toulouse. Loin d’être seulement à la mode, ce concept de vente d’accessoires pour Smarphones et tablettes répond à un besoin pérenne et plus large de protection et de personnalisation de d’objets devenus essentiels à notre quotidien.

Rencontre à Bordeaux avec un jeune franchiseur très expérimenté sur son métier premier.

Pourquoi avoir choisi le secteur des télécoms pour entreprendre ?

Cédric Holtzer, fondateur de C4U : Encore étudiant en école de commerce, j’ai créé ma première société à 22 ans dans les télécoms pour trois raisons majeures.D’abord, ce secteur était en forte croissance, à deux chiffres par an, ce qui permettait à une PME d’être viable malgré la présence de très grandes entreprises même en captant une infime partie du marché, et d’espérer se développer avec une croissance similaire.
Ensuite, il offrait d’imposer plus rapidement sa propre marque, à la différence par exemple de la haute couture, dans laquelle de grands noms avaient déjà laissé leur empreinte. J’ai ainsi vu démarrer des structures à taille humaine, comme les opérateurs téléphoniques, fabricants ou grossistes français, et connaître une réussite exponentielle.
Enfin, le secteur des télécoms est un des plus dynamiques et innovants depuis une vingtaine d’années. Son incroyable potentiel à combiner produits constructeurs et services au client a stimulé mon esprit d’entreprendre, lequel est fondé sur deux moteurs : la capacité à s’adapter aux attentes des consommateurs et à l’évolution du marché, ainsi que la volonté de transformer une idée en concept et de la développer sous forme d’activité économique rentable.

Quel a été le déclic pour créer la première entreprise ?

Cédric Holtzer : La libéralisation du marché des télécoms, l’une des toutes premières mutations du secteur. A la fin des années 90, l’ouverture du marché à de nouveaux intervenants et l’introduction d’un nouveau système de distribution de communications nationales et internationales à prix réduit m’ont amené à proposer une solution au particulier pour téléphoner moins cher. Ma société achetait d’importants volumes de temps de communications à un opérateur téléphonique étranger, et les refacturait sous forme de cartes prépayées ou d’appels générés depuis l’un de mes trois centres téléphoniques. Un an plus tard, j’ai cédé cette affaire à mon associé pour réaliser un complément de formation spécialisée marketing et finances dans une université de Los Angeles.

Aux Etats-Unis, la majorité des cursus sont orientés sur le commerce et le marketing, et non vers la culture générale comme en France. Là-bas, la réussite est considérée comme un élément de motivation dans le développement personnel. Elle apparaît davantage comme une question de volonté que de compétences initiales, et fait apparaître l’ambition comme un rêve accessible si l’on s’en donne les moyens. Ce studieux séjour américain m’a notamment permis de comprendre que la concurrence – tout comme d’ailleurs l’innovation – est stimulante pour un marché et donne de la légitimité à un secteur.

Comment avez-vous appliqué cet enseignement ?

 

Cédric Holtzer : A 24 ans, je m’installe à Londres pour perfectionner mon anglais et mes notions de merchandising apprises à Los Angeles. En découvrant une offre téléphone de marques connues et non commercialisée en France, je décide de créer une structure dans le négoce de téléphones et l’acquisition intracommunautaires.

L’intérieur d’une boutique C4UEn effet, pour tout fabricant de téléphones portables, chacune de ses filiales nationales achetait les produits pour son pays sans tenir compte du besoin de différenciation du client. Je propose donc de jouer les intermédiaires entre leurs filiales, à l’instar d’un trader, afin d’apporter des produits avec des prix plus attractifs en m’appuyant sur des volumes d’achat conséquents d’un pays à l’autre, ou encore des exclusivités de modèles, couleur ou design.

Cette activité était rendue possible par des appareils équipés d’un logiciel offrant le choix de la langue pour son usage et bénéficiant d’une garantie valable sur l’Europe entière. Deux ans plus tard, je lance un concept de téléphonie mobile multi opérateurs et constructeurs, avec un service clientèle, un emplacement et un agencement magasin inspirés des chaines de points de vente anglaises multi-opérateurs et adaptés au marché français.

Comment est né le concept C4U ?


Cédric Holtzer
 : J’ai tout simplement continué d’évoluer avec mon secteur, en m’appuyant sur ma crédibilité acquise auprès des constructeurs de Smartphones, les fabricants d’accessoires, les opérateurs téléphoniques, ainsi que les réseaux de distribution spécialisés et généralistes. Les télécoms était une activité nouvelle dans les années 90, qui s’est structurée dans les années 2000 et a connu récemment un profond bouleversement. En 2010, la sortie de l’iPhone 4 a créé une nouvelle génération de consommateurs avec un fort attrait et un budget mis à disposition pour des accessoires périphériques à leurs Smartphones. Deux ans plus tard est apparue une offre de téléphonie sans engagement, novatrice sur le marché français mais présente dans les pays environnants depuis de nombreuses années, et bien moins chère que les abonnements classiques. Elle a achevé de bouleverser les usages en matière de téléphonie, avec la prise d’un quart des parts de marché en seulement douze mois.

Désormais, l’appareil téléphonique est payé au prix fort, alors qu’il était auparavant fréquemment renouvelé à un coût bien en-dessous de sa valeur réelle à la condition de prolonger son abonnement d’une durée minimale… parfois avec une housse offerte. Il doit donc être conservé de manière intacte le plus longtemps possible, comme en témoigne le développement nouveau d’un marché de l’occasion sur cet objet – le premier en termes de communication personnelle, à travers la voix ou le Web – ou sa cession au sein de la famille. Cela a déclenché un engouement sur le marché de l’accessoire, jusque là défendu en dernier ressort dans leur schéma de vente par les magasins de téléphonie mobile, après l’abonnement, l’assurance et la box.

Case For You : plus 100 marques de joaillerie, automobile de luxe, mode…

Ce mouvement est aussi porté par la volonté de personnalisation des objets du quotidien par le consommateur, en particulier dans le monde du portable où l’on est passé de 170 références à une poignée de modèles majeurs en seulement quelques années. Tout le monde désire acheter des produits à marque forte à un prix ultra-compétitif, et les montrer avec différenciation. J’ai ainsi ouvert mon premier magasin C4U à Toulouse en décembre 2010 destiné à un consommateur frustré de se voir proposer la même housse au même tarif et avec la même couleur, quelle que soit la marque de son Smartphone. Tout en lui offrant bien plus que la largeur et la profondeur de gamme proposées par les fabricants en termes de technicité, matière, coloris, design et visuels, et disponibles sur Internet ou de manière marginale dans des magasins physiques.

Quelle est l’originalité de C4U ?

 

Case for you stand marquesCédric Holtzer : C4U signifie « Case for you », qui se traduit par « Un étui pour toi ». Ce concept propose une gamme d’accessoires ou équipements de Smartphones et tablettes structurée autour de cinq univers : protection, audio, énergie, multimédia et personnalisation. Son positionnement est basé sur un rapport prix / mode / qualité.

Il présente 1200 références actives en magasin et une offre complémentaire cinq fois plus importante sur son site Internet concernant tout constructeur et tout modèle, illustrant plus 100 marques de joaillerie, automobile de luxe, mode… Lors d’une demande de personnalisation de la coque, l’opération est effectuée en cinq minutes, avec une haute qualité d’exécution afin de répondre de façon durable aux frottements avec la poche, voire aux rayures si l’on utilise notre processus d’impression par sublimation. Dans tous les cas, le service au consommateur inclut la pose et l’installation, ainsi qu’un show-room, à l’image du secteur du prêt-à-porter.

Notre politique tarifaire attractive nous permet même d’être plus compétitifs qu’un achat en ligne avec une disponibilité identique pour le consommateur, et de préserver un fort taux de marge, grâce à des partenariats forts avec les fabricants, marques et grossistes français et étrangers. Le client a, de plus, l’avantage de toucher et de tester le produit avant de l’acquérir. Conformément à ses aspirations, il est d’emblée situé dans un environnement d’experts de l’accessoire de Smartphones et tablettes, ce qu’il peut observer depuis la rue à travers une façade avec un grand linéaire dévoilant un intérieur théâtralisé pour un achat d’impulsion. Mieux, il profite régulièrement de nouveautés, notamment avec la mise en place de 4 collections annuelles.

La boutique C4U de Bordeaux, ouverte durant l’été 2012

J’ai créé un second magasin à Toulouse en 2011, et ouvert à Bordeaux depuis l’été 2012. Cette dernière affaire a confirmé mon intuition sur l’évolution de la méthodologie de consommation de la téléphonie mobile, dans lequel il faut raisonner mode et tendance plus que technicité. Si mes points de vente toulousains m’ont permis de donner une légitimité au concept C4U, la rentabilité de mes magasins, jusqu’alors faible, a explosé en 2012. Et sans la moindre communication locale pour Bordeaux. Notamment, parce ces magasins peuvent se positionner sur des axes commerçants prioritaires en hyper centre à proximité d’enseignes nationales.

Pourquoi avoir choisi de développer le concept C4U en franchise ?

Cédric Holtzer : Je connaissais le système de franchise depuis mes études, et l’avais observé en pratique à travers des affiliés ou des franchisés dans mes précédentes expériences. La franchise offre de se développer et de mailler rapidement sur un territoire, accompagné par un réseau de chefs d’entreprise partageant des valeurs communes. Elle permet au concept C4U, déjà testé et éprouvé sur trois points de vente, de conserver son temps d’avance et de se positionner sur un marché en croissance dans tous les pays développés et estimé à 62 milliards de dollars au niveau mondial. Ce marché n’est pas un phénomène de mode. Il s’inscrit de manière pérenne avec le déclin des forfaits imposant une durée minimale d’engagement – remplacés par des offres low cost – et un besoin croissant de protection pour un support que la technologie ne saurait rendre à la fois inoxydable, incassable et personnalisable à volonté par un système de dématérialisation.

De plus, durant mon expérience d’entrepreneur, j’ai su traverser par l’innovation des mutations fortes, comme l’apparition des box ou le développement de la téléphonie mobile à travers des gammes larges. Je réfléchis d’ores et déjà sur une offre complémentaire fondée sur l’activité de personnalisation. La qualité première d’un entrepreneur reste l’anticipation. Pour un franchiseur, elle doit en particulier s’appliquer à la vision de son marché.

 

Quel avantage concurrentiel apportez-vous au franchisé ?

Cédric Holtzer : Tout d’abord, une économie d’échelle et une exclusivité sur l’achat de produits avec des prix négociés. Cela offre une adaptabilité pour la gamme de références en magasin tout comme pour la politique tarifaire en fonction de l’emplacement, de la typologie de population ou de la concurrence environnante. Ce que nous avons par ailleurs réalisé pour le magasin de Bordeaux.

Ensuite, ce concept requiert un local d’une surface inférieure à 50 mètres carrés en emplacement numéro 1, une taille aujourd’hui peu recherchée par les commerçants en réseau et qui permet de se positionner à proximité de grandes enseignes nationales génératrices de trafic piétonnier. De plus, je dispose d’une réelle expérience pour détecter, négocier et agencer – en lien avec des partenaires artisans – le local.

Kenzo a intégré l’offre C4U

Enfin, en raison de la nature même du concept, le franchisé ne sera pas dépendant de sa force de vente, dont le charisme et l’expérience auprès de la clientèle est un facteur à gérer dans d’autres secteurs comme l’immobilier. Les profils de franchisés C4U recherchés sont aussi bien des indépendants gérants-exploitants cherchant à se diversifier ou se reconvertir, que de primo-créateurs d’entreprise ou des exploitants non gestionnaires, c’est-à-dire manageurs d’affaires, désirant investir sur un modèle économique et une vision du marché des télécoms auxquels ils auront adhéré.

L’objectif est d’approcher les 100 points de vente dans des villes de 80 000 habitants d’ici 4 ans. Tout en préservant les cinq valeurs fondatrices de mon enseigne. Le dynamisme, caractérisé par des magasins en mouvement perpétuel pour répondre aux attentes du consommateur. L’efficacité, traduite par la rentabilité et la viabilité économique du concept C4U. L’accessibilité, en termes de positionnement de prix et d’emplacement, mais aussi dans la relation humaine. La sincérité, à travers le respect de la promesse faite au client. Et enfin, la détermination, nécessaire pour réussir sur un marché en constante évolution.

Comment organisez-vous votre développement en franchise ?

Cédric Holtzer : Après un benchmark des consultants en management de réseaux, j’ai choisi sans hésiter Franchise Management, dont je possédais la plaquette depuis trois ans. Ce cabinet m’a fait progresser intellectuellement. Peu sur le concept en lui-même. Sur un plan marketing, j’ai construit le concept Case For You à l’image des enseignes nationales en termes d’emplacement, d’agencement des points de vente, de merchandising ou de rapport au client. La valeur ajoutée de Franchise Management se concentre sur l’organisation et l’articulation du projet de franchise. Cela s’est matérialisé, par exemple, dans la qualité des manuels de savoir-faire pour le franchisé, en termes de communication, politique commerciale, exploitation et gestion des points de vente, mais aussi les outils d’audit et de pilotage du réseau et la mise en place de la formation des franchisés.
Leur travail m’a apporté de l’objectivité sur mes sujets quotidiens et de la grandeur dans mon ambition d’entrepreneur. Il me donne aujourd’hui une visibilité dans mon développement sur plus de 4 ans, et m’offre finalement de mieux répondre à la mission première d’un chef d’entreprise : anticiper et préparer demain. Au-delà même des compétences professionnelles du cabinet, cette collaboration a été l’occasion d’une belle rencontre humaine avec Olivier Mignot, en charge de l’accompagnement de mon enseigne.